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SPATZIERGANGE EM STROSSBURI
Je prends mon vélo (la voiture est accessoire à Strasbourg vu le nombre de km de pistes cyclables) et décide de me promener dans ma Capitale européenne. A peine arrivé à la Kaiserplatz (Place de la République pour les français de l'intérieur) je rencontre mon ami agriculteur de Trüdersche (Truchtersheim dans le Kochersberg) qui répond au doux nom de Seppele. Ce dernier me semble tourmenté ; vous n’êtes pas sans savoir que l’explosion atomique de Tchernobyl a émis un nuage qui a eu la gentillesse et l’intelligence de s’arrêter en Allemagne sans contaminer notre belle frontière. Cependant notre amical paysans Seppele pris de soupçons sur le voyage du nuage atomique se demanda si son principal outil fonctionnait encore. Il décida d’aller voir les filles de joie du Quai des Alpes, plein de curiosité je l’interroge :
" Na, wie war’s den ? " (Alors, comment cela a été ?) " Redd mir nitt ! De Sack verplatz D’Huerre verruckt Un de Buf brennt als noch ! " ( Ne m’en parle pas ! Le sac a éclaté, les prostituées sont devenues folles et le bordel brûle encore !)
Je poursuis mon chemin non sans avoir rassurer Seppele. J’arrive en vue du Quartier de la Gare où je décide de prendre une bière au buffet de la gare. Un parisien arrive (je parie ma cigogne contre une hermine bretonne qu’il commande une Heineken !). Il demande à la serveuse de la monnaie pour 10 F, celle-ci s’exécute et met la pièce dans son corsage. Deux pièces de 5 F tombent de dessous sa jupe. Je lui lance alors :
" Sie isch in de Wechseljohre ! " (elle est dans les années du change ou elle a sa ménopause !)
Je remonte sur mon vélo et prends la direction de l’Orangerie afin d’y trouver un banc accueillant pour la lecture des Dernières Nouvelles d’Alsace. Une fois dans le Parc, je me suis surpris à rêver de cagouler les Cigognes présentent. Une jolie cagoule noire sur ces tendres animaux, une manière pour elles d’exprimer leur mécontentement de se retrouver dans ces enclos à côtoyer les ambassadeurs et autres bourgeois du Quartier des Quinze. Leur place est au sommet des édifices des villages de la Région, malheureusement on juge plus important d’affubler les toits de paraboles sans âmes. Le FLNA rédigera bientôt un Décret stipulant l’obligation faite aux propriétaires de maison à colombages d’édifier des plate-forme sur leurs toits dans le but de d’offrir aux Cigognes la possibilité d’y construire leurs nid. Dans les DNA je tombe sur " Les femmes propriétaires de Winstub ", voilà des femmes à marier F’tami. Les membres du FLNA sont tous célibataires, tout comme l’était Nietsche qui parle si bien des femmes dans " Ainsi parlait Zarathoustra ". Je ne résiste pas à l’envie de citer ce noble et conscient Ubermensch : " Que l’homme craigne la femme quand elle hait, car l’homme au fond de l’âme est simplement méchant, la femme, elle, au fond de l’âme, est mauvaise. " Vu comme cela je suis pas prêt d’en retrouver une, ou alors peut-être à Erstein. Si la situation ne change pas on entendra à Strasbourg : " Von je her isch er e alder Wiewerfind gsin ! " ( De tout temps, il a été un vieil ennemi des femmes.) Un de mes amis marié m’a encore récemment mis en garde :
" S’Hierote isch e Hienerhüss. Die wo drin sin mechte nüss, Die wo druss sin mechte dri. I rot dir, ledig ze bli. "
(Le mariage est comme un poulailler. Ceux qui sont à l’intérieur veulent en sortir, ceux qui sont à l’extérieur veulent y entrer. Je te donne un conseil, reste célibataire.)
Une autre promenade à Strasbourg : visite des bars |